Quelques mois plus tard on se félicite toujours d'avoir viré la boîte à mensonges. On pense toujours qu'on va souffrir du manque. On
se demande si on y arrivera... et puis ça coule tout seul : non seulement on s'en passe sans problème mais on va jusqu'à se demander comment on a fait pour endurer cette machine à "fabriquer du
consentement" dans la maison pendant aussi longtemps.
Maintenant on parle ensemble davantage, on pense à ce qu'on mange pendant qu'on le mange... on lit beaucoup plus, on est entre nous... on vit, quoi... Plus personne pour venir nous dire que
l'agité s'agite, que le pantin pantine, et que les crétins crétinent... Plus personne pour venir nous donner de sournoises envies de bouffer de l'innommable entre les repas... Plus personne pour
débiter des conneries pipoles dans des shows de chaises où la débilité et le niveau moquette des conversations se chamaillent pour prendre le devant de la scène. Beaucoup plus facile de couper la
téloche que le tabac... et je sais de quoi je parle... Alors, avis aux drogués du poste et aux envahis de la pensée unique (et inique) ... non seulement on peut vivre sans la télé... mais même
que la vie commence quand on l'éteint. Et comme tous ceux qui n'ont plus rien à dire le disent si souvent, j'ajouterai pour conclure : voilà.
Par michiboux
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Publié dans : écriture
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