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Jeudi 27 mars 2008
Quelques mois plus tard on se félicite toujours d'avoir viré la boîte à mensonges. On pense toujours qu'on va souffrir du manque. On se demande si on y arrivera... et puis ça coule tout seul : non seulement on s'en passe sans problème mais on va jusqu'à se demander comment on a fait pour endurer cette machine à "fabriquer du consentement" dans la maison pendant aussi longtemps.
Maintenant on parle ensemble davantage, on pense à ce qu'on mange pendant qu'on le mange... on lit beaucoup plus, on est entre nous... on vit, quoi... Plus personne pour venir nous dire que l'agité s'agite, que le pantin pantine, et que les crétins crétinent... Plus personne pour venir nous donner de sournoises envies de bouffer de l'innommable entre les repas... Plus personne pour débiter des conneries pipoles dans des shows de chaises où la débilité et le niveau moquette des conversations se chamaillent pour prendre le devant de la scène. Beaucoup plus facile de couper la téloche que le tabac... et je sais de quoi je parle... Alors, avis aux drogués du poste et aux envahis de la pensée unique (et inique) ... non seulement on peut vivre sans la télé... mais même que la vie commence quand on l'éteint. Et comme tous ceux qui n'ont plus rien à dire le disent si souvent, j'ajouterai pour conclure : voilà.

Par michiboux - Publié dans : écriture
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Vendredi 25 janvier 2008
On en avait un peu marre de répéter à chaque fois qu'on branchait le tube : "Il n'y a vraiment rien d'intéressant dans ce machin..." Alors, un peu pour se prendre aux mots et dans un esprit de conséquence on a donné les postes de télé qu'il y avait dans la maison. Il y a quelques mois de cela et pour tout dire on ne s'en porte que mieux. Maintenant on parle davantage, on lit plus et on n'a plus l'impression qu'il y a toujours quelqu'un qui cherche à nous fourguer des trucs inutiles pour lesquels il faut payer pour se retrouver en bout de ligne aussi déçu que berné.
Je serais curieux de savoir combien de ménages français regardent la télé en mangeant. Sans doute que la communication directe entre les individus en souffre énormément... Mais bon... ça doit en arranger quelques uns, je présume... Toujours est-il que pour nous la télé c'est fini. Me reviennent à l'esprit les paroles d'une chanson du groupe Harmonium, groupe mythique québécois des années 70, paroles qui disaient : "Des inconnus vivent en rois chez moi, moi qui avait accepté leurs lois..." Eh bien depuis quelques mois nous ne sommes que deux à table et nous n'avons qu'à nous en féliciter. Il faudra que les fourgueurs de trucs inutiles trouvent d'autres manières de nous "fabriquer le consentement"...parce que nous on ne marche plus dans leurs combines... La liberté ça se protège comme la paix...
Par michiboux - Publié dans : écriture
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Mardi 1 janvier 2008
Quel talent que celui d'Eric-Emmanuel Schmitt !

Après avoir loué le film sur Glowria et l'avoir visionné à deux reprises en moins de 24 heures, nous n'avons pu faire autrement que de nous le  procurer dans une grande surface pour être en mesure de le regarder encore quand le besoin s'en ferait ressentir en nous. Et surprise ! Les suppléments nous ont livré une courte biographie de l'écrivain qui nous a fait réaliser que tout ce qu'on avait lu de lui jusque là nous avait énormément fait du bien à l'âme... Qu'en si peu de temps cet auteur ait réussi à "toucher" autant d'humains relève tout bonnement du génie. Cette écriture toute simple de forme touche sous la peau ceux qui y sont exposés. C'est, dixit La Chouette, ma compagne, un "surdoué", et j'ajouterais un surdoué de la simplicité et du contact direct avec la vie, avec les autres, avec l'essentiel de l'humain.

Entrer en communication avec le propos de Monsieur Schmitt c'est plonger dans l'âme des êtres tout en s'obligeant à ne pas juger... Et puis, et ça n'est pas négligeable, c'est accepter de se sentir meilleur à l'intérieur de soi...

S'il existait une écriture "bio"... il faudrait la chercher du côté de cet écrivain aux vastes vues.

Quant à l'équipe du film, disons qu'elle sert à merveille le message de l'auteur. Si on n'est pas trop "coincé" en soi-même, on ne peut qu'adorer ce film un peu fou qui ouvre résolument en soi une porte sur le bonheur... Merci Monsieur Schmitt d'ainsi purifier l'air en nous et autour de nous. Vous êtes un bienfaiteur...
Par michiboux - Publié dans : écriture
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Mardi 27 novembre 2007

C’est toujours les mains vides qu’on arrive et qu’on part

Et j’ai beaucoup appris de tout ce qu’on m’a pris

Reparti à zéro remettant à plus tard

Le désespoir utile et l’ultime mépris


On s’éveille parfois sur des champs de bataille

D’une guerre inconnue, un fusil dans les mains

Des ennemis partout où ça pleut la mitraille

Embarqués pour de bon dans des conflits sans fin


Tous les maîtres du monde anonymes cyniques

Qui s’amusent entre eux à gérer des profits

Déplaçant le chaos au hasard des paniques

Fuient les rues de la nuit où ça sent le roussi


Ceux qui mènent le jeu n’aiment-ils pas leurs mômes

Pour leur léguer ainsi une vie invivable

Et la haine partout et du sang sur leurs paumes

Héritage de mort, hypothèque impayable


Les enfants des «cités» dans la prison des races

Moins égaux que les autres, perdants dès le départ

Les vitrines blindées, les cailloux qu’on ramasse

Les bouteilles d’essence, l’avenir au placard


Comme fauves en cage les petits des exclus

Tétant lait de colère en affûtant leurs griffes

N’ont bientôt que la rage pour trouver une issue

Aux ghettos de l’enfer jusque là trop passifs


Les grand mots des élus qui barattent du vent

Inconscients de l’urgence de modifier la donne

La langue des matraques ne durera qu’un temps

Les enfants sont plus grands ils sont là ils questionnent


Si les dés sont pipés, qu’on n’est que chair à flics

Que jamais on n’aura la chance d’en sortir

On va foutre la merde et semer la panique

Nous on n’a rien à perdre, aussi bien en finir


Vous nous avez parqués dans des cages à poulets

Vous nous faites baver sur le pas des vitrines

Où nargue l’abondance qui nous nie à jamais

On va vous concocter les plus belles des ruines


On ne va pas marcher dans les pas de nos pères

Vous les avez bernés, volés, trompés, niqués

Nous vos belles paroles on n’en a rien à faire

Il est hors de question qu’on soit mis de côté


Assez des faux fuyants, suffit belles paroles !

On est de la partie ou bien ça va cramer

On en a jusque là de vos sales bagnoles

De vos règles du jeu faites pour nous baiser


Prenez acte messieurs c’est le bout du rouleau !

Vous ne dormirez plus que d’un œil entrouvert

Le rat pris dans son coin défiera les plus gros

On a le dos au mur il nous reste la guerre…


Moi qui chante ces mots je suis un étranger

Le pays dont je viens fait de même aux indiens

Parqués dans des réserves ils n’ont plus qu’un passé

Et c’est partout pareil où règnent ventres pleins


Si j’avais le pouvoir de donner le pouvoir

Il serait dans les mains de ceux qui en pâtissent

J’inventerais machine à moudre les brouillards

Pour donner la lumière qui fait tant de caprices


J’obligerais les riches à dormir sous les ponts

Engelures aux pieds et frimas jusqu’à l’âme

Pour apprendre la vie dans une autre version

Qu’ils voient de l’intérieur tous ceux-là qu’ils condamnent


Je foutrais en prison les Nanopoléons

Qui se croient tout permis au nom d’une justice

Aussi aveugle qu’eux et qui foutent au violon

L’étranger et le pauvre et tous les humanistes


J’obligerais ceux-là qui se sont fait élire

A tenir les promesses qui les ont menés là

Ils n’auraient plus jamais le droit de nous mentir

Et l’on ferait brûler toutes langues de bois


Mais je ne suis au fond qu’un rêveur qui délire

Un pourfendeur de rien un rimeur d’idéal

Mes mots ne sont jamais qu’un triste éclat de rire

Ils ne valent pas plus qu’une aurore boréale


Mais pourtant si un jour apparaît un prophète

Un qui change ses mots en vraies réalités

Je voudrais qu'il invente magique baguette

Pour que tous les humains puissent apprendre à s’aimer…


Ça peut faire cucu de parler de prophète

Je ne suis pas le seul à vouloir en rêver

On peut toujours laisser une porte entrouverte

S'il se présente un jour il saura nous trouver...


(extrait des "Chant" de Michiboux



 

Par michiboux - Publié dans : écriture
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Lundi 12 novembre 2007
Petite maxime à répéter à haute voix pour soi-même :

"On a beau dire, on a beau faire..."
"on n'a que ce que l'on mérite..."
"Plus on regarde haut... et plus on voit petit..."

Comprenne qui voudra...
Par michiboux - Publié dans : écriture
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